L’hospitalité comme « révolution culturelle »

Notre planète et notre monde sont actuellement dominés par le système global néolibéral. Il est une émanation de la culture de « l’hostilité » (hostis = ennemi) qui voit dans l’autre un « ennemi » réel ou potentiel dont il faut se protéger. Elle a créé des civilisations marquées par l’enfermement dans des frontières et dans les têtes, par l’individualisme, la concurrence économique, le colonialisme et la guerre, la xénophobie et le racisme, le classisme et le sexisme, la réification et la destruction de la nature.

Bien sûr, il en est aussi sorti de bonnes choses, mais pour combien de sacrifié.e.s ?

Cette culture peut être tempérée par certains garde-fous comme la défense des droits, élargis aujourd’hui aux êtres vivants et à la nature, mais le défi est surtout de changer de « logiciel », de culture globale.

Nous proposons la culture de « l’hospitalité » (hospes = hôte qui désigne autant l’accueilli.e que l’accueillant.e) dont la racine étymologique est la même (hostire), mais qui change du tout au tout, car elle fonctionne avec l’ouverture des frontières et des esprits, la tolérance, l’empathie, l’égalité de tous les humain.e.s, le partage, la solidarité, les communs, le respect de l’ensemble de la planète habitée. Une véritable « révolution » en somme.

Jean-Pierre Cavalié

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